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derrar |
le 2008-10-13 09:13 |  |
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C'est OBAMA qui va réussir Dans une campagne, tout peut arriver. Y compris devoir aller défendre des positions réputées imprenables dans des bastions républicains. Toujours devancé par Barack Obama, John McCain va chercher à se relancer dans la course à la Maison Blanche à la faveur de deux meetings, lundi 13 octobre, en Virginie et en Caroline du Nord, deux Etats indécis où l'audience des démocrates est en hausse. Le sénateur de l'Arizona, accompagné de Sarah Palin, va adopter "un ton plus énergique", a précisé un des membres de son équipe de campagne.
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En Virginie, George Bush l'avait emporté facilement en 2004, avec neuf points d'avance, dans cet Etat qui n'a plus voté démocrate à une élection présidentielle depuis 1964. Toutefois, l'Etat a eu tendance à voter de plus en plus démocrate aux dernières élections. Lundi, deux sondages créditaient M. Obama d'une avance supérieure à 10 points ; un troisième ne lui donne qu'une marge d'un point. Lundi, le Wall Street Journal relève que John McCain se débat pour conserver le Sud républicain. En Caroline du Nord, George Bush avait devancé John Kerry de douze points en 2004. Mais la démographie locale (plus de 20 % de Noirs) et l'installation récente d'industries de haute technologie dans le "triangle de la recherche" Raleigh-Durham-Chapel Hill en font une cible potentielle pour Barack Obama. Les derniers sondages annoncent une issue extrêmement indécise.
"Il nous reste vingt-deux jours. Nous sommes en retard de six points. La presse nous donne déjà battus. Le sénateur Obama se voit déjà vainqueur et envisage avec la présidente [de la Chambre des représentants Nancy] Pelosi et le sénateur [Harry] Reid d'augmenter les impôts, d'accroître les dépenses, de confisquer votre droit de vote et de concéder la défaite en Irak", déclare John McCain dans un discours dont Reuters a obtenu des extraits par avance.
"Mais ils oublient que c'est vous qui décidez," ajoute-t-il. "Ce dont l'Amérique a besoin en ce moment, c'est d'un combattant, de quelqu'un qui joue cartes sur table, de quelqu'un qui fait confiance au peuple américain." M. McCain devrait également poursuivre ses attaques directes sur la personnalité de Barack Obama, a précisé son conseiller, bien que cette stratégie n'ait pas vraiment porté ses fruits jusqu'à présent. Le sénateur républicain doit rapidement faire oublier les sifflets dont il a été l'objet samedi de la part de ses partisans après avoir affirmé qu'il admirait "le sénateur Obama et ses réalisations".
Le discours de lundi devrait retrouver une tonalité plus agressive et pourrait faire une place plus large aux questions économiques, dont Barack Obama a fait son thème central de campagne. "Je crois qu'il est temps, désormais, de baisser le taux de l'impôt sur le capital et sur les dividendes, et de faire en sorte que l'économie rebondisse", a estimé le sénateur de Caroline du Sud, Lindsey Graham, un proche du candidat républicain. Toutefois, a précisé le conseiller de M. McCain, l'annonce de mesures tiendra compte des initiatives prises aux Etats-Unis et en Europe pour rassurer les marchés financiers.
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